8bit

 

 

 
TEST – Shinobi

Shinobi est un jeu d’Arcade parut en 1987 sur System16 et qui fut un réel succès à l’image d’Altered Beast. Dans sa politique d’adaptation des hits Arcade sur consoles, Sega s’est donc empressé de convertir son jeu sur sa petite 8bits maison.

Bien sûr, la partie technique a souffert du portage, même si on retrouve bien les sensations du jeu original. Visuellement pauvre et animé au lance-pierre, on retrouve bien là, la griffe 8bits de ces années de disette graphique. Et encore j’évoque pas les innombrables clignotements, ralentissements et autres sprites qui disparaissent comme par magie (souvent un ennemi qui saute trop haut). Bardé de bruitages assez vilains, il faut en plus se farcir la même musique tout le long du jeu. Ca en devient pénible. Mais le jeu tire toute sa force de son gameplay. Un gameplay qui servit 3 ans plus tard à faire le talentueux Shadow Dancer. On peut donc sauter d’un étage à l’autre, utiliser des shurikens pour tuer ses ennemis (dommage qu’on est pas un bon coup de sabre pour le corps à corps) ou utiliser un Ninjitsu (même si la manipulation n’est pas des plus pratique), tout ça dans le but de sauver des fillettes tout au long de 15 levels (répartis en 5 chapitres). Et ces fillettes, bien gentilles quelles sont, vous offriront des power-up (ainsi que de nouvelles armes) et de la santé car à la différence de Shadow Dancer, on ne meurt par en un coup. Pas d’intro et donc pas de scénario (je sais, c’est dommage) on retrouve par contre l’exact bonus-stage de la version Arcade, où à grand coup de shurikens on doit annihiler la menace ninja dans le but de gagner des vies, le tout en vue subjective. Une scène culte. Mais le problème dans tout ça, c’est que le jeu est super difficile à terminer, même si les premiers niveaux laissent penser le contraire.

Il y a un boss ou vous êtes presque sur d’arrêter le jeu car il est presque infaisable, à moins d’avoir un gros coup de bol. Pire, si à ce même boss on perd une vie, on perd ses power-up et là, ça devient impossible. Déjà qu’il accuse un grand n’importe au niveau du design, ça en devient blasant. Alors entre nous, il est dommage qu’on soit freiné par ce boss quasi-imbattable (les suivants étant tout aussi chiants à battre) et rebuté par une musique toujours identique, car la réalisation est potable pour l’époque et le gameplay est carrément excellent. On tenait là un hit pour une Master System qui cherchait encore son public et ne fignolant son jeu, SEGA aurait pu nous livrait un grand jeu.

 

 

 

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